À bras raccourcis, les journalistes et les “artissses” sont tombés sur les déclarations, somme toute assez banales, du Pape.
Y a-t-il vraiment surprise? Le Pape déclare que l’abstinence ou la fidélité sont les meilleures stratégies contre le Sida et affirme que l’Église est contre l’avortement. Un peu de sens moral au milieu du délire libertaire qui nous entoure.
Ce qui est littéralement ahurissant, c’est la montée de boucliers de l’intelligentsia médiatique et artistique, particulièrement au Québec, contre ces propos. Par exemple, les quatre idiotes de la “fosse au connes” se sont égosillées, telles des dindes hystériques, à en appeler à l’élimination complète des religions (rien de moins) et à la censure de tous les chefs religieux (mais, pas les imams, quand même, qui sont tous modérés, évidemment), sous les applaudissements nourris d’un auditoire hébété. Phrase mémorable de la sénile en chef de ce groupe de pétasses: “Faisons nous-mêmes notre morale, décidons nous-mêmes de nos valeurs”. Il faut tout de même être impressionnés par le fait qu’elle réussisse à parler malgré la couche de 20 centimètres recouvrant les cratères de son visage. Ce doit être une des valeurs dont elle parle: refuser d’accepter son âge véritable ou refuser de laisser voir son vrai visage, si peu attirant soit-il.
On se targue souvent, ici, de faire partie d’une société “progressiste” et “ouverte sur le monde”. Mais le mépris affiché, et encouragé, envers la spiritualité et les religions représente précisément l’inverse d’une société ouverte aux autres. Accepter l’autre, c’est aussi accepter ses croyances, n’en déplaise aux faiseurs d’opinions.
Publié par Jacques Saint-Pierre