Choix journalistiques

2009/03/21

À bras raccourcis, les journalistes et les “artissses”  sont tombés sur les déclarations, somme toute assez banales, du Pape.

Y a-t-il vraiment surprise? Le Pape déclare que l’abstinence ou la fidélité sont les meilleures stratégies contre le Sida et affirme que l’Église est contre l’avortement. Un peu de sens moral au milieu du délire libertaire qui nous entoure.

Ce qui est littéralement ahurissant, c’est la montée de boucliers de l’intelligentsia médiatique et artistique, particulièrement au Québec, contre ces propos. Par exemple, les quatre idiotes de la “fosse au connes” se sont égosillées, telles des dindes hystériques, à en appeler à l’élimination complète des religions (rien de moins) et à la censure de tous les chefs religieux (mais, pas les imams, quand même, qui sont tous modérés, évidemment), sous les applaudissements nourris d’un auditoire hébété. Phrase mémorable de la sénile en chef de ce groupe de pétasses: “Faisons nous-mêmes notre morale, décidons nous-mêmes de nos valeurs”. Il faut tout de même être impressionnés par le fait qu’elle réussisse à parler malgré la couche de 20 centimètres recouvrant les cratères de son visage. Ce doit être une des valeurs dont elle parle: refuser d’accepter son âge véritable ou refuser de laisser voir son vrai visage, si peu attirant soit-il.

On se targue souvent, ici, de faire partie d’une société “progressiste” et “ouverte sur le monde”. Mais le mépris affiché, et encouragé, envers la spiritualité et les religions représente précisément l’inverse d’une société ouverte aux autres. Accepter l’autre, c’est aussi accepter ses croyances, n’en déplaise aux faiseurs d’opinions.


L’Amérique profonde

2009/03/21

Tout juste de retour d’un voyage au fin fond des États-Unis. Il s’agit, comme chaque fois que j’y mets les pieds, d’une expérience hors du commun.

Il y a d’abord ce conservatisme, rafraichissant, véritable et assez omniprésent. On ne parle pas ici de schnocks racistes et enfermés sur eux-mêmes, mais bien de gens dotés de ce bon vieux “gros bon sens”. La caricature que certains médias et blogueurs font des Américains ne rend pas justice aux multiples dimensions dont ces gens sont dotés. Oui, ils sont très religieux (est-ce un mal?). Oui, ils sont très capitalistes (est-ce un mal?).

Mais ils sont bien plus que ça. Là-bas, les actions communautaires sont légion, même dans les grandes villes; les familles sont nombreuses et affichent, malgré ces temps moroses, une joie de vivre enviable.  Et puis il y a ce véritable culte de la réussite: pas seulement la réussite financière, mais la réussite dans son sens large. On admire et on récompense celui qui rend service, on admire et on récompense celui qui élève ses enfants de façon convenable.

Bien sûr, l’Amérique plus sombre existe aussi, il n’y a pas lieu de le nier. Mais même au sein de ces gens moins nantis, il existe un espoir, une fierté qui semble complètement inexistante ici.

J’aime l’Amérique, il n’y a pas de doute.


Des virus

2009/03/09

Billet plus léger, crise oblige.

J’ai récemment été victime d’un virus informatique qui a infecté l’un de mes ordinateurs. En bon garçon bien élevé, je sauvegarde régulièrement les fichiers importants, je me suis procuré, il y a longtemps, un anti-virus reconnu qui est toujours religieusement mis à jour, j’effectue les mises à jour de Windows et possède toutes les mesures de sécurité (coupe-feu, etc.) recommandées. De plus, j’évite les sites peu recommandables, exception faite des blogues de mes amis gauchistes.

Malgré cela, les désagréments causés par ledit virus sont gigantesques. Une fois les sueurs froides et les états de panique passés, je me suis posé la question: qui donc a intérêt à perpétrer de tels actes malveillants?

Les compagnies qui vendent des anti-virus? Réponse facile de conspirationnistes hystériques, je l’élimine.

Des employés frustrés qui se vengent ainsi de la dureté de ce monde? Peut-être, mais j’en doute aussi, car j’ose espérer qu’ils ont mieux à faire.

Finalement, à bien y réfléchir, je crois qu’il ne faut pas trop accorder d’importance aux coupables. Je les compare à ces têtes de linotte qui jettent leurs déchets sur le bord de la route sans se douter du tort qu’ils causent à leur environnement immédiat. Car l’impact de leurs bêtises d’adolescent n’est pas très grand sur ma vie, mais doit être bien terrible pour les gens qui, désirant se joindre au 21e siècle, décident de faire le grand saut avec un ordinateur, mais se retrouvent avec ces cochonneries qui leur enlève le goût d’utiliser l’informatique.

Y a-t-il une solution viable pour enrayer ce phénomène? Peut-être devrait-on tirer des leçons d’efforts similaires dans des branches connexes: on dresse des listes d’exclusion pour les appels de sollicitation, on poursuit maintenant les “spammers” lorsqu’ils se font prendre, on retire la licence d’exercice aux conseillers véreux. Peut-être doit-on trouver un moyen d’exclure ces gens de cet espace virtuel qui est maintenant un outil, et non le terrain d’expérimentation qu’il était encore récemment.


De la communication

2009/03/06

Aujourd’hui, tout le monde communique. Il n’est plus nécessaire d’avoir quelque chose à dire, d’avoir réfléchi, ou d’être volubile, il suffit d’avoir un ordinateur, et le tour est joué, on devient communicateur.  Même le plus minable des petits scribouillards peut avoir droit de cité, en autant qu’il trouve le moyen de publier. Quelques exemples:

http://danslinternet.wordpress.com
http://reactionismwatch.wordpress.com
http://pourquedemainsoit.wordpress.com

Les atrocités que l’on peut trouver, sur Internet ou ailleurs, peuvent inciter les véritables communicateurs à se questionner sur l’avenir de cet art qu’est le discours.

Je crois plutôt que la profilération d’idioties redonnera ses lettres de noblesse aux quelques rares écrits qui méritent notre respect.  Le même phénomène s’est déjà produit avec la nourriture. Les fast-foods, bien que très populaires, n’ont pas fait disparaître la cuisine noble, bien au contraire.


Nouveau véhicule de placement

2009/03/01

Il est plus que temps d’effectuer un virage sérieux dans la gestion du patrimoine individuel. Depuis des années, on invite les gens à emprunter pour investir dans leur REER. On invite les gens à emprunter, à hauteur supérieure à leur capacité réelle de payer, pour acheter de petits manoirs en carton-pâte. On aguiche les consommateurs avec des offres mirobolantes permettant de payer un bien pratiquement périssable dans 4 ans.

Pourquoi ne pas essayer autre chose? Mes grands-parents mettaient de l’argent de côté, avec grande difficulté parfois, pour s’offrir un bien aujourd’hui considéré essentiel. Il n’était pas question de changer de voiture avant d’avoir complètement épuisée la durée de vie de la voiture courante. Il n’était pas question de changer d’habits avant qu’ils n’aient été reprisés quelques fois.

Souhaitons que ces temps économiques réveillent un sens depuis longtemps enfoui: le sens de l’économie. Au lieu de vivre au-dessus de ses moyens, le consommateur devra revenir à la base de la responsabilité individuelle et cesser de s’endetter. De toute façon, comme tout le monde le sait, les choses essentielles de la vie ne sont pas celles qui sont payables en 36 versements.


De la nécessité du civisme

2009/02/26

Malgré les apparences, et malgré l’image que peuvent en projeter certains médias, le civisme existe et se porte assez bien.

On peut avoir l’impression, en lisant des blogues, ou en écoutant ce que peuvent rapporter des gens sur des conversations antérieures (i.e., “pis là, j’lui ai dit de se le mettre où…“), qu’aujourd’hui, tout le monde est un livre ouvert et n’hésite pas une seconde à dire ce qu’il pense.

La réalité n’est pas ainsi. Lorsque des gens se rencontrent, il s’installe immédiatement une hésitation, une politesse, une bienséance. Ceci est nécessaire, bien sûr, car une communauté ne survivrait pas longtemps à un manque de civisme, elle imploserait. Comment expliquer que dans une ville de plusieurs millions d’habitants, les gens ne s’entretuent pas pour un rien? Le civisme.

Internet permet toutefois un autre mode de communication, celui de l’écrit, l’écrit immédiat de surcroît. Ce nouveau mode de communication a créé une sorte d’espace imaginaire perverti où les gens se croient à l’abri de toutes règles.   Évidemment, ces mêmes personnes, la plupart du temps, redeviennent les gens aimables dont je traitais plus haut une fois qu’ils reviennent dans le monde réel. Mais, sur internet, ils se permettent les pires barbaries.

Un jour, le pont sera rétabli entre le monde réel et le monde électronique. Un jour, les gens comprendront que le civisme est requis, pour le bien de tous.


De l’importance de l’éducation

2009/02/25

On ne le dira jamais assez: l’éducation mène à une compréhension accrue du monde qui nous entoure.

À preuve: ce site regroupe des individus dont le niveau d’éducation est pour le moins douteux. Ceci donne lieu à des délires psychotiques assez extravagants du genre “le monde est une vaste conspiration“, “le communisme n’a jamais existé” ou, mieux (ou pire), “la séparation du Québec est la seule solution à tous nos maux“.

Il existe un espoir, toutefois, pour ces individus. Il m’arrive, par excès de bonté, d’aller leur prodiguer la bonne nouvelle et de m’assurer, par le fait même, qu’ils ne constituent pas leur seule source d’information.

J’espère que le gouvernement saura comprendre que cet acte bénévole et charitable doit faire partie de mes réclamations de la case “dons” du rapport d’impôt.


De la crise et des vautours….

2009/02/25

À en croire les bonzes médiatiques qui nous servent une actualité nappée de sauce catastrophique chaque soir, on serait tentés de penser que le monde va s’écrouler dans, tout au plus, si nous sommes chanceux, quelques heures.

Il est toutefois important de savoir qu’il existe un contrepoids à ces hystériques jérémiades. Le site Antagoniste relate, à juste titre, des informations qui viennent souvent contredire ce vent de panique préfabriqué.

Bien sûr, le but n’est pas de nier la réalité, mais justement, de savoir qu’elle existe encore, au-delà de ce “show de boucane”.

Ce que l’avenir nous dira, à coup sûr, c’est que les cycles se suivent et se ressemblent.


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